On décide d'aller à l'IR. au niveau de l'affluence, rien à voir. On a trouvé une place en terrasse. On commande à nouveau des bières (pas de pression car trop difficile à gérer selon le boss avec qui on a tapé la discut à la fermeture). Le temps passe et on se dit tout de même qu'il est temps de rentrer.

On savait qu'on avait des fortes chances de se faire arrêter pour un contrôle de police (papiers de la voiture, permis et compagnie). Ça n'aurait pas été la première fois ni la dernière. Et forcément, on se fait arrêter juste avant d'arriver à Ambohijatovo. Ils étaient 4. On sort la carte grise, le contrôle technique, l'assurance. ensuite, ils demandent les papiers de poulette (permis + passeport). Ils nous disent que le permis de poulette n'est pas valable car il faut un permis de conduire international. Là, on se dit, c'est quoi l'embrouille? Toutes les fois où on s'est fait arrêter à Ambanidia les flics nous ont jamais rien dit. On sort de la voiture, et là ils nous disent qu'on a bu (ce qui était le cas, on ne l'a pas nié.) et qu'on ne pouvait pas conduire. Depuis quand des tests d'alcoolémie se font à Tana?

J'avoue que je commençais à m'énerver et ayant bu, je parlais un peu légèrement fort. Et là, ils commencent à me dire qu'on fait un tapage nocturne. Ils nous menacent d'aller au poste et, pour soi disant ne pas aggraver notre cas à cause de l'alcool, ils nous disent qu'il vont nous mettre une contravention comme ça on n'a pas besoin d'aller au poste. Manque de bol (ou heureux hasard?), ils n'avaient pas la fiche pour la contravention. Ce qui était gênant, c'est qu' ils ne voulaient pas rendre le permis de poulette. Ça puait cette histoire. On fait nos cons, on demande au flic n°1 (qu'on appellera par la suite matricule 22) de nous montrer sa plaque avec son matricule, des fois que l'histoire s'envenime et qu'on sache à qui on avait à faire.

La carte trop louche, j'étais prête à noter le numéro mais il cachait une partie de la carte avec son doigt. Je lui dis que je veux voir et il ne veut pas. Le flic n°2 sort son téléphone pour appeler soit disant une personne du ministère de l'intérieur pour dire qu'on va au poste. Il fallait absolument qu'on récupère le permis, on propose le deal : on va au commissariat mais avec le permis en Notre possession. On récupère le permis de poulette, on monte dans la voiture, les flics n°2 et matricule 22 sont assis devant car il y avait un carton à côté de moi. On va au poste à Tsaralalana.
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Pendant le trajet, flic n°2 prépare le terrain : "Vous savez, on n'est pas obligé d'en arriver là, on peut s'arranger". Ah, ça sent la défaite dans leur camp...Notre réponse: "Non, non, on va au poste m'sieur, on veut faire ça dans les règles"

Une fois arrivé, on explique à nouveau la situation à un flic n°3. Ils nous disent d'attendre les responsables car ils sont encore à Andranomena (près de l'aéroport grosso modo). Ok, on attend dans le hall, pendant ce temps, ils discutaient entre eux, l'air un peu emmerdé. Flic n°2 revient vers nous pour nous dire qu'on peu attendre dans notre voiture et que lui et matricule 22 doivent repartir. Très très bizarre, ils s'attendaient peut-être à ce qu'on s'en aille et que l'histoire se termine comme ça, ou par un délit de fuite? On décide d'attendre dans le hall, "pour ne pas avoir de problème", sentant que la fin était proche. Et finalement, le flic n°3 nous dit qu'on peut partir car ça risquait d'être long, tout en nous faisant un sermon sur le danger de boire et de rentrer en voiture. Avant de partir, on redemande confirmation par rapport au permis de poulette. Il a tout à fait le droit de conduire avec à Tana. Il nous raccompagne dans la rue. Et pour clôturer le tout, il nous dit "on va aller boire un coup?". ah ah ah ah.